Du Broc Rétro de Bazas (1 200 voitures anciennes) au vide-grenier réservé aux résidents de Val-d'Isère : notre sélection nationale de douze brocantes du 25-26 juillet 2026.
Quel point commun entre quatre hectares à Marseille et soixante-dix exposants triés sur le volet à Val-d'Isère ? Aucun, à part la date. Ce week-end du 25 et 26 juillet 2026, la chine française joue sur deux échelles opposées. D'un côté, des géants qui reçoivent 100 000 visiteurs en une seule semaine. De l'autre, des rendez-vous fermés, réservés aux seuls résidents d'une station ou d'un arrondissement parisien. Notre sélection nationale part de ce grand écart, avec douze adresses réparties dans douze régions.
Puces de Marseille, 100 000 visiteurs par semaine sur 4 hectares (Bouches-du-Rhône)
Notre coup de cœur du week-end tient en un chiffre : plus de 100 000 visiteurs, chaque semaine, sur le site du Cap Pinède. Installées depuis 1988 sur l'ancien site industriel Alsthom, les Puces de Marseille occupent 17 000 m² de surface commerciale et 4 hectares au total. Plus de 1 000 exposants s'y relaient, entre une galerie d'une quarantaine d'antiquaires et un dépôt-vente professionnel. Ce n'est plus vraiment un marché, c'est un territoire à part, avec ses propres rues et ses habitudes. On n'y vient pas chercher un objet précis : on s'y perd une matinée entière, sans itinéraire fixé d'avance. Aucune autre brocante française n'atteint cette échelle, semaine après semaine, hiver comme été.
Broc Rétro du Bazadais, 1 200 voitures anciennes envahissent Bazas (Gironde)
À Bazas, la brocante ne vient pas seule. Dimanche 26 juillet, la place des Tilleuls accueille le Broc Rétro du Bazadais, dans le sillage du salon Rétro Mobile qui rassemble plus de 1 200 voitures et 400 motos anciennes dans les rues de la ville. Plus de 28 000 visiteurs sont attendus sur la seule journée, un chiffre rare pour un rendez-vous régional. La brocante profite de cette affluence pour dérouler son propre marché aux bonnes affaires, entrée gratuite. Deux passions se croisent ici sans se gêner : celle du meuble ancien et celle de la carrosserie d'époque. Qui a dit qu'on venait chiner pour une seule raison ?
Puces de Metz, le numéro deux français depuis 1978 (Moselle)
Chaque samedi matin depuis 1978, la Moselle abrite l'un des plus gros marchés aux puces réguliers de France. Installées dans un hangar du Parc des Expositions, rue de la Grange aux Bois, les Puces de Metz réunissent plus de 150 exposants professionnels, de mars à décembre. L'affluence dépasse 150 000 visiteurs par an. Seul Saint-Ouen fait mieux en France, selon les chiffres des organisateurs eux-mêmes. Le samedi 25 juillet ne fait pas exception : antiquités, mobilier vintage et petites trouvailles se négocient dès l'ouverture. Un rendez-vous fixe pour les habitués du secteur lorrain, qui n'a jamais eu besoin d'un anniversaire rond pour justifier le déplacement.
La Grande Fouille de Rougemont, trois kilomètres de chine (Doubs)
Chaque dernier dimanche de juillet depuis plus de quarante ans, le centre-bourg de Rougemont se transforme en terrain de chine à ciel ouvert. Plus de 350 exposants installent leurs étals sur près de trois kilomètres de rues pour la Grande Fouille de Rougemont, ce dimanche 26 juillet. Des milliers de visiteurs viennent de toute la région, parfois de plus loin. La longueur du parcours change la manière de chiner : on marche, on s'arrête, on repart, sans jamais retomber sur la même section. C'est la plus grande surface d'exposition de tout l'Est ce week-end-là, un format que peu de villes de cette taille peuvent revendiquer.
Grande Braderie de Combourg, 400 exposants dans la cité romantique (Ille-et-Vilaine)
En Bretagne, Combourg attend du monde. Dimanche 26 juillet, environ 400 exposants non professionnels s'installent rue du Linon pour la Grande Braderie de Combourg, de 8h à 17h. La fréquentation dépasse chaque année les 15 000 visiteurs, ce qui en fait le plus gros rassemblement du week-end dans toute la région. Combourg reste connue pour son château et son surnom de cité romantique, un décor qui donne à cette braderie une allure différente des vide-greniers de stade. Entrée libre pour les visiteurs, six mètres maximum par emplacement. Un format XXL porté par les habitants eux-mêmes, plutôt que par des professionnels venus d'ailleurs.
Salon des Antiquités de Trie-sur-Baïse, 49e édition depuis 1978 (Hautes-Pyrénées)
Dans les Hautes-Pyrénées, une association tient le même rendez-vous depuis 1978. Les 25 et 26 juillet, la bastide royale de Trie-sur-Baïse, fondée en 1323, accueille son Salon des Antiquités, Collections et Brocante. 2026 marque la 49e édition, organisée sans interruption par l'association Antrie'Quités. Le rendez-vous se déploie dans la Grande Halle et sur la place centrale : antiquaires professionnels en intérieur, brocanteurs en extérieur. Deux ambiances pour une même journée de chine, dans un décor de bastide gasconne qui a peu changé depuis sept siècles. Peu de foires françaises peuvent revendiquer une telle continuité, portée par la même équipe depuis près d'un demi-siècle.
Foire à l'Ail et au Basilic, une tradition médiévale à Tours (Indre-et-Loire)
À Tours, la chine cède temporairement la place à un autre commerce. Dimanche 26 juillet, jour de la Sainte-Anne, la Foire à l'Ail et au Basilic reprend ses quartiers place du Grand Marché. La coutume remonte au Moyen Âge et se transmet depuis, saison après saison. Près de 200 exposants — producteurs, commerçants et artisans — installent leurs étals dans les rues du quartier des Halles et du Vieux-Tours. L'ail domine les tables, la Touraine étant historiquement une terre de production. Ce format mêle marché de plein air et fête de quartier, sur une seule journée. À privilégier pour repartir avec un chapelet d'ail plutôt qu'un meuble ancien.
21e Vide-Greniers de Barneville-Carteret, la porte des îles Anglo-Normandes (Manche)
Sur la côte ouest du Cotentin, un même rendez-vous tient depuis vingt et un ans. Dimanche 26 juillet, Barneville-Carteret fête la 21e édition de son vide-greniers. Environ 300 exposants sont attendus, un chiffre qui place la manifestation parmi les plus fournies du week-end. La commune sert aussi de porte d'embarquement vers les îles Anglo-Normandes : les chineurs croisent souvent des vacanciers en partance pour Jersey ou Guernesey, un mélange de publics rare ailleurs. Vingt et un ans de continuité pour un même événement, ça se compte peu dans le secteur. La plupart des vide-greniers changent de nom ou d'organisateur en quelques saisons.
A Fiera d'Audde, une foire rurale plutôt qu'un vide-grenier à Aullène (Corse-du-Sud)
En Corse, ce week-end troque parfois la brocante pour la foire. À Aullène, village perché de l'Alta Rocca, le marché rural annuel prend le pas sur les puces habituelles. Samedi 25 et dimanche 26 juillet, A Fiera d'Audde – Animali Nustrale in Festa réunit trente-cinq à quarante producteurs et artisans sur la place du village. Un parc animalier présente les races locales : vaches, cochons, chèvres corses. Des bergers font une démonstration avec leurs chiens, entraînés à rassembler le troupeau. Ce n'est pas un vide-grenier comme les autres : ici, on vient pour la ruralité, pas pour repartir avec un vieux meuble.
Fête de la Bouse, l'autodérision paysanne à Triaize (Vendée)
Une « Fête de la Bouse », cela s'invente ? Pas vraiment : le nom est bien réel, et l'événement mélange vide-grenier et humour paysan sans complexe. Le Foyer rural de Triaize, dans le Marais Poitevin vendéen, organise chaque été sa Fête de la Bouse, associée à un vide-grenier. L'édition 2026 tombe ce dimanche 26 juillet. La manifestation joue la carte de l'autodérision rurale plutôt que du chic : tradition paysanne, brocante et bonne humeur se mélangent sans façon. Un rendez-vous qui détonne dans le paysage des vide-greniers classiques, et qui mérite sa place ici rien que pour son nom.
Vide-grenier réservé aux résidents à Val-d'Isère (Savoie)
À Val-d'Isère, la chine se pratique à huis clos. Dimanche 26 juillet, le quartier historique du Coin accueille le vide-grenier de la Fête du Vieux Val. Environ 70 exposants s'installent, mais la participation est réservée aux particuliers résidents de la commune. Aucun professionnel venu d'ailleurs, aucun touriste vendeur : seulement les voisins qui vident leurs placards, entre eux. Ce format fermé change des grandes foires ouvertes à tous les brocanteurs professionnels. Pour les vacanciers de passage, c'est l'occasion de découvrir une facette plus intime de l'une des stations les plus réputées des Alpes françaises.
Vide-grenier réservé aux riverains, rue Saint-Jacques (Paris 5e)
Même principe à Paris. Samedi 25 juillet, l'association Heureux comme le 5 installe son vide-grenier mensuel, place Alphonse-Laveran, dans le quartier Val-de-Grâce. Le format revient chaque quatrième samedi du mois, d'avril à novembre, et ce mois-ci, la date tombe justement sur notre week-end. Ici aussi, les emplacements sont réservés aux riverains de l'arrondissement. Pas de marchand professionnel venu d'ailleurs, seulement des familles du quartier qui vident leurs placards, entre voisins. Un format resserré, aux antipodes des quatre hectares de Marseille, mais tout aussi révélateur d'une chine française à plusieurs vitesses.
Cent mille visiteurs d'un côté, soixante-dix exposants triés sur le volet de l'autre : cette sélection nationale du 25-26 juillet 2026 tient dans cet écart. Pour découvrir toutes les autres adresses région par région, direction notre agenda du week-end. Bonne chine à toutes et tous.